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RICHARD Bernard, Les emblèmes de la République, CNRS Editions, 2012.

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Faire voir, ou entendre, la République pour la faire aimer : voilà le rôle, aujourd’hui comme hier, des emblèmes étudiés dans cette vaste fresque, résultat de trente ans de recherches. Un monument de savoir, à l’école de Maurice Agulhon, qui retrace l’origine, la signification, les métamorphoses des symboles visuels, graphiques et sonores incarnant la République et ses valeurs. Images de la Liberté comme Marianne et le bonnet phrygien ; panoplie d’emblèmes comme le drapeau tricolore, la Marseillaise, la fête nationale, le coq gaulois, le faisceau de licteur, le monogramme RF… Sans oublier ces « monuments parlants » que sont les mairies, les statues civiques, les noms de rue, le Panthéon, les monuments aux morts de la Grande Guerre… L’époque révolutionnaire fut la principale « fabrique des images », qui s’imposent définitivement dans les premières décennies de la Troisième République. Multipliant les inscriptions et les emblèmes, la France de Jules Ferry pratique une décoration cumulative, foisonnante et éclectique. Avec l’homme du 18 juin, la Cinquième République apporte son lot de créations ou de métamorphoses : reprise de la croix de Lorraine, rôle nouveau donné à l’image du président de la République… Une histoire vivante qui plonge au plus profond de notre imaginaire républicain. « À ma connaissance, il n’y avait pas encore de synthèse aussi ample, documentée, réfléchie… Cette hauteur de vue fait de cet ouvrage l’oeuvre d’un véritable historien, d’un érudit sans oeillères. À cela s’ajoute le souci d’indiquer la profondeur historique de chacun des éléments de son objet, qu’il s’agisse des emblèmes inscrits sur le bois et la pierre ou qu’il s’agisse des arbres, tous éléments traités de leur origine à aujourd’hui. » Alain Corbin