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Le congrès de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC ) se tiendra Samedi 24 septembre 2016

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Le Congrès de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC) se tiendra Samedi 24 septembre 2016 à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris) en salle Jullian.

Matinée 9h-12h

  • 9 heures Rapport moral et financier de l’ADHC
  • 9 heures 45 Actualités de l’histoire culturelle
  • 10 heures 30-12 heures Conférence de Jean-Claude Schmitt « Les rythmes au Moyen Âge »

Déjeuner (s’inscrire auprès de evelyne.cohen@wanadoo.fr)

Après-midi 14h-17 h Le genre biographique

Table ronde animée par Pascale Goetschel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), avec François Chaubet (Université Paris Ouest), François Dosse (Université Paris Est Créteil Val-de-Marne), Emmanuelle Loyer (IEP Paris), Gisèle Sapiro (EHESS), Jean-Claude Yon (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Le genre biographique, qui consiste à écrire l’histoire de vies particulières, longtemps prisé, demeure d’une brûlante actualité. En témoigne la vogue éditoriale des biographies, et précisément des biographies dites historiques. Il n’en demeure pas moins que la biographie a été, et reste, l’objet d’une série de suspicions de nature différente. Le genre a pu être, tour à tour, considéré comme trop littéraire, suspect de véhiculer une histoire trop anecdotique ou accusé de privilégier de manière abusive l’individuel sur le collectif. A rebours, il a aussi été accusé de servir de simple illustration à une histoire plus large des sociétés, désincarnée. Il est vrai que la biographie historique a prêté, et prête encore, le flanc à de telles critiques : dominent souvent le choix quasi systématique des « grands hommes », la production de sommes détaillées à l’extrême ou la publication de récits événementiels sans souci de compréhension des phénomènes sociaux, politiques, économiques ou culturels dans lesquels les trajectoire individuelles se déroulent. A contrario, toute une histoire soucieuse de mettre en évidence les mécanismes globaux à l’œuvre dans le fonctionnement des sociétés continue à se défier de cette approche par le singulier.

Cependant, sans aller jusqu’à parler de « retour de la biographie » dans les années 1980 – dans la mesure où elle n’a jamais disparu –, on peut noter que les historien-nes-s’en sont emparé depuis quelque trente ans, et surtout récemment, lestés d’interrogations inédites, porteurs de nouvelles manières de faire et non dupes de l’« illusion biographique » mise en évidence par Pierre Bourdieu. Tel est l‘enjeu de la table ronde : analyser les formes contemporaines de la biographie et, ce faisant, réinterroger l’écriture de l’histoire. Parmi les questions qui y seront abordées, peuvent être retenues : les formes narratives ; le lien avec d’autres sciences humaines et sociales (psychanalyse, sociologie, anthropologie, approche littéraire ou musicologique…) ; la place accordée à la postérité des individus et à leurs mémoires dans la construction du récit ; les usages de leurs biographies par les acteurs eux-mêmes ; la place des hommes seconds, des figures ordinaires et des femmes ; le lien entre portraits individuels et collectifs. Autant d’interrogations qui rejoignent celles de l’ADHC depuis sa création.