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La prosopographie, objets et méthodes 2012-2013

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Vendredi 12 octobre 2012

« LA PROSOPOGRAPHIE : OBJETS ET MÉTHODES » Séminaire de recherche pluridisciplinaire Organisé par le LARHRA, le LAMOP et les Archives nationales(DECAS) Emmanuelle Picard, Armelle Le Goff, Édith Pirio, Catherine Mérot, Claire Lemercier, Francesco Beretta, Pierre Vernus, Laurent Feller et Thierry Kouamé. Les travaux se réclamant d’une approche prosopographique sont aujourd’hui très nombreux, concernant toute les périodes historiques et différentes sciences sociales. Ils sont le reflet d’un renouveau d’intérêt pour les enquêtes larges et leur traitement quantitatif, mais aussi d’un attrait croissant pour des formes de publication de type dictionnaire ou bases de données en ligne. Si les objets et les périodes envisagés sont naturellement très divers, il en est paradoxalement de même des méthodologies utilisées. Il nous a paru intéressant de revenir sur la question de la méthode prosopographique, dans une perspective qui prendrait en compte les travaux réalisés et en cours, sur le plan à la fois scientifique (construction des objets et des questionnements) et méthodologique (sources, données, saisie et traitement, restitution). En discutant les choix préalables à la construction de l’enquête, les difficultés rencontrées et les solutions concrètes mises en œuvre pour les dépasser, ce séminaire souhaite offrir un lieu de réflexion sur les conditions d’une prosopographie efficace. Il se veut également un lieu de confrontation entre les différentes sciences sociales qui y ont recours, de discussion quant aux choix inévitables qu’une telle approche impose et ambitionne de produire, à terme, des ressources réflexives qui puissent être mobilisées pour des recherches futures. Ce séminaire s’inscrit par ailleurs dans la volonté de proposer un lieu de rencontre et de collaboration entre les chercheurs et les archivistes, en s’intéressant en particulier aux sourcesdisponibles, aux conditions de leur production et de leur mise à disposition, dont la méconnaissance conduit parfois à des usages inappropriés. Il sera également l’occasion de mettre en évidence des gisements de données mal ou peu connus et de valoriser des sources inédites. Dans cette perspective, la participation des archivistes est un élément déterminant dans une réflexion d’ensemble, qui intègre autant les questions de construction d’un objet scientifique que la recherche des modalités les plus fécondes pour y répondre. Construit dans une logique pluriannuelle, ce séminaire sera organisé sous forme semestrielle, le premier semestre se déroulant à Lyon (ENS de Lyon), le second à Pierrefitte-surSeine (Archives nationales), afin de permettre aux chercheurs et aux étudiants intéressés d’être nombreux à y participer. Il s’adossera à un carnet de recherches Hypothèses, mettant à disposition du plus grand nombre des enregistrements de séances, des références bibliographiques et des liens pertinents. De cette façon, nous souhaitons construire un outil qui puisse intéresser le plus grand nombre et favoriser le développement d’une réflexion de fond sur une méthode aussi riche que complexe à mettre en œuvre.

PREMIÈRE ANNÉE (2012-2013) : CONSTRUIRE UNE POPULATION Thématique : La première année du séminaire consacrera ses travaux à une réflexion sur l’articulation du triptyque « construction d’un objet-définition d’une population-choix des données ». Dans la mesure où le recours à la méthode prosopographique induit un travail de définition et de délimitation de l’objet étudié, il nous a paru fondamental de nous arrêter aux questions corollaires, pour tenter de mettre en évidence les enjeux qui président aux opérations de définition préalables à la constitution de la population choisie. Si dans certains cas, la population préexiste à l’enquête (membres du PCF par exemple) ou est déterminée par les sources disponibles (registres d’immatriculation des étudiants au Moyen Age), il n’en reste pas moins qu’elle impose une réflexion sur le type de questionnement auquel elle prétend répondre (construction de l’objet), sur l’usage des données disponibles et la recherche de sources supplémentaires. On peut aussi se poser la question des comparaisons externes possibles, notamment par la construction d’échantillons de contrôle. Des contraintes similaires peuvent être également observées du fait de l’inaccessibilité ou de l’inexistence des données, obligeant les chercheurs à reconsidérer la population à retenir et le questionnaire à lui appliquer. Un troisième cas de figure se présente quand l’abondance des matériaux impose une réflexion approfondie sur les limites à donner à l’enquête.Ce séminaire est destiné à confronter et à discuter les choix opérés lors d’enquêtes prosopographiques concrètes, dans la perspective de permettre une capitalisation des expériences réalisées. Il sera complété par un carnet de recherche sur la plate-forme Hypothèses, ainsi qu’une liste de discussion dédiée. Il est ouvert à tous, étudiants de master, doctorants, jeunes chercheurs et plus aguerris, sans restriction de discipline ou de période. PROGRAMME : 12 OCTOBRE 2012 (ENS DE LYON) : « LE MONDE ENSEIGNANT » Pierre-Yves LACOUR (UNIVERSITÉ MONTPELLIER III-CRISES), « Les professeurs d’histoire naturelle des Écoles centrales (1795-1802) » Emmanuelle PICARD (ENSL-LARHRA), « les professeurs de la faculté des sciences de Paris (XIXe) » Thierry KOUAMÉ (UNIVERSITÉ PARIS I-LAMOP), « les écoles et l’université de Paris XIIe-XVe (Studium Parisiense) » 30 NOVEMBRE 2012 (ENS DE LYON) : « LES FRANÇAIS À L’ÉTRANGER » Francine-Dominique LICHTENHAN (CNRS-CENTRE ROLAND MOUSNIER), « les Français en Russie (XVIIIe-XXe) » Pascal RIVIALE (ARCHIVES NATIONALES), « Les Français au Pérou (XIXe) » Anne MÉZIN (ARCHIVES NATIONALES), « les consuls de France à l’étranger (XVIIe-XVIIIe) » 11 JANVIER 2013 (ENS DE LYON) : « AUTOUR DE CORPUS ORIGINAUX » Philippe MAURICE (CNRS-CRH), « Le Gévaudan (XIIIe-XVe) » Nicolas MARIOT et Claire ZALC (CNRS-IHMC), « Les juifs de Lens (XXe) » Marie THÉBAUD-SORGER (EHESS-CRH) « Les indemnisés de l’explosion de la Poudrerie de Grenelle sous la Révolution » 13 MARS 2013 ( ARCHIVES NATIONALES, SITE DE PIERREFITTE-SUR-SEINE) : « ADMINISTRATION » Olivier CANTEAUT (ÉCOLE NATIONALE DES CHARTES), « Les hommes de gouvernement (début XIVe) » IXe) » ANR Mosare (à confirmer), « L’administration française (XIXe) » Philippe DEPREUX (UNIVERSITÉ DE LIMOGES-CRIHAM), « La cour carolingienne (fin VIIIe- 10 AVRIL 2013 ( ARCHIVES NATIONALES, SITE DE PIERREFITTE-SUR-SEINE) : « MONDES SAVANTS » Christiane DEMEULENAERE (ARCHIVES NATIONALES) et Liliane PEREZ (UNIVERSITÉ PARIS VII– PARIS DIDEROT-CENTRE A. KOYRÉ ), « Les inventeurs (XIXe) » Nadia PRÉVOST-URKIDI (UNIVERSITÉ DU HAVRE), « La naissance de l’américanisme en France (XIXe) » Bruno DELMAS, (CTHS) « La France savante (XVIe-XXe) » 15 MAI 2013 (ARCHIVES NATIONALES, SITE DE PIERREFITTE-SUR-SEINE) : « ENGAGEMENTS » Claude PENNETIER (CNRS-CHS), « Les élus municipaux en Région parisienne (XXe) » Alix HEINIGER (UNIVERSITÉ DE GENÈVE), « Les résistants communistes allemands émigrés (XXe) » Hugues LABARTHE (LAMOP), « L’engagement politique des Gascons lors du Grand schisme (fin XIVe-début XVe) » CONTACTS :
- Armelle LE GOFF (ARCHIVES NATIONALES) : armelle.le-goff@culture.gouv.fr
- Emmanuelle PICARD (ENSL-LARHRA) : emmanuelle.picard@ens-lyon.fr