Accueil du site > Histoire littéraire

Publications

Histoire littéraire

  • KALIFA Dominique, REGNIER Philippe, THERENTY Marie-Ève et VAILLANT Alain (dir.), La Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse, Paris : Nouveau monde éditions, 2011.
  • Aragon, monument national
    Voir plus

    Un article de Corinne Grenouillet sur la Vie des idées : "Entre les années 1960 et nos jours, la réception du « dernier Aragon » montre comment on a progressivement cessé de juger l’écrivain, pour le célébrer. La consécration orchestrée par l’auteur lui-même a en effet abouti à une véritable patrimonialisation : Aragon est devenu un classique, dont on redécouvre la densité polyphonique."

  • Centenaire Albert Camus
    Voir plus

    Dossier de Nonfiction sur le centenaire de la naissance d’Albert Camus.

  • Construction européenne, européanisation, Lumières et barbarie
    Voir plus

    Construction européenne, européanisation, Lumières et barbarie Responsable(s)

    Sylvain Kahn et Laurent Martin (CHSP) sylvain.kahn@sciences-po.fr

    Centre d’Histoire de Sciences Po, 1er étage, 56 rue Jacob, 75006 Paris

    Chaque séance se tient un vendredi de 12h30 à 15h00. Elle donnera lieu à un exposé par l’intervenant, suivi d’une discussion introduite par un discutant. Le séminaire est ouvert à tous.

    Le roman européen communautaire s’écrit au nom d’une seule tradition : les Lumières. Il recouvre l’invention d’un processus politique totalement inédit, en rupture avec plusieurs siècles d’histoire des Européens : la supra nationalité. Ce récit et cette invention, fabrique de l’européanisation, recouvrent pourtant une autre tradition, ou un autre type de pratiques culturelles, sociales et politiques historiquement aussi structurantes que celle des Lumières : la barbarie. La barbarie, renvoyée dans un avant, dans une préhistoire de la construction européenne et de l’histoire d’Européens enfin réconciliés avec eux-mêmes. 
 Dans l’histoire de l’idée européenne, le barbare a d’abord été l’autre, l’étranger, celui qui ne maîtrisait ni la langue ni les usages, qui était d’autres mœurs et d’autre contrée. Puis, quand l’idéologie du progrès et de la raison devint dominante, le barbare fut, avec le sauvage, celui qui incarnait le passé de la civilisation, l’état d’une humanité restée proche de l’animalité dont le processus civilisateur avait peu à peu éloigné les peuples européens, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il fut encore l’envers du civilisé, l’ennemi de l’intérieur appartenant aux classes laborieuses et dangereuses ou bien, au contraire, la promesse de régénération d’une civilisation exténuée, décadente. Avec les grandes conflagrations mondiales, les massacres industriels, le suicide de l’Europe, la barbarie fut considérée non comme l’envers mais comme le prolongement de la civilisation, le triomphe de la raison instrumentale, l’achèvement d’un cycle historique.

    Tous ces visages du barbare et de la barbarie sont aujourd’hui co-présents dans les représentations des Européens : le barbare est l’étranger qui cherche à forcer les portes de la forteresse Europe ; le représentant de cultures, de religions, d’ethnies que l’on estime plus ou moins inconsciemment inférieures aux nôtres (pour peu que l’on croie à l’existence de telles entités) ; c’est aussi ce prolétariat nouveau qui gonfle avec la crise et menace le désordre établi, l’agent historique de l’utopie pour certains, d’une contre-utopie pour d’autres ; c’est peut-être enfin l’Européen lui-même, quand il discrimine et maltraite ses minorités à l’intérieur, soutient ou traite avec des dictateurs à l’extérieur, continue d’exercer une domination violente par le biais de multinationales et de faire régner l’ordre néocolonial dans ses poussières d’empire.

    Alors qu’ils inventaient (et inventent) l’intégration européenne, qu’ont fait les Européens de leur héritage barbare ? Le cas échéant, quel rôle cet héritage, soigneusement rangé sur les étagères de l’histoire et de la mémoire, joue-t-il (ou ne joue-t-il pas) dans l’européanisation à l’oeuvre depuis 1945 ? Depuis cette date, l’européanisation se déploie dans le champs des valeurs (droits de l’homme et des minorités), des cultures politiques (intégration des sociétés nationales par la démocratisation) et des politiques publiques (intégration des sociétés nationales par l’Etat providence et les politiques culturelles et éducatives.) L’européanisation s’entreprend également au nom de la prospérité et de la réduction des inégalités (territoriales en particulier) : d’où la mise en place, dès 1950, de politiques publiques communautaires (production de charbon, marché institué, droit de la concurrence, agriculture, commerce extérieur).

    C’est cette tension entre Lumières et Barbarie mais aussi entre barbarie et européanisation que le séminaire voudrait questionner au long des six premières séances de son programme d’étude et de réflexion, orientées selon une perspective historique. Qu’est-ce que c’est que cette « barbarie » qui travaille sourdement le projet européen, quelle est cette part d’ombre qui, autant que les Lumières, est constitutive de l’identité ou de l’esprit de l’Europe ? Comment se manifeste-t-elle dans l’Europe moderne qui découvre un nouveau monde (J.-F. Schaub) ? Dans le travail des gardiens des camps de la Solution finale (E. Mailänder) ? Lors des pogroms de l’après-Seconde Guerre mondiale en Pologne (A. Kichelewski) ? Quelles traces en subsistent après la « guerre civile européenne » (E. Traverso) ? Deux autres séances sont en projet, qui pourraient être consacrées respectivement à l’histoire de la façon dont a été construite la « question Rom » en Europe ; et au concept de barbarie dans le contexte colonial. Programme 2011-2012 09/12/2011 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - L’antisémitisme en Pologne au lendemain de la Shoah L’antisémitisme en Pologne au lendemain de la Shoah, avec Audrey Kichelewski, Université de Varsovie (discutant : Simon Perego, Sciences Po) « Les survivants... En savoir plus 27/01/2012 - 13:00 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - Les Européens à la « découverte du barbare tapi au fond de soi » Les Européens à la « découverte du barbare tapi au fond de soi », avec Jean-Frédéric Schaub, Ehess (discutant : Stéphane Van Damme,... En savoir plus 09/03/2012 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - La cruauté au travail et le travail de la cruauté dans les camps de concentration nazis La cruauté au travail et le travail de la cruauté dans les camps de concentration nazis, avec Elissa Mailänder, Ciera (discutant : Christian Ingrao, Ihtp) Gewalt im... En savoir plus 18/05/2012 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - Les mémoires européennes de la violence du XXe siècle Les mémoires européennes de la violence du XXe siècle, avec Enzo Traverso, Université de Picardie (discutant : Jakob Vogel, Sciences Po) L’histoire comme champ... En savoir plus

  • Histoire du livre
    Voir plus

    Blog sur l’histoire du livre (conférences, publications et travaux en cours) animé par Frédéric Barbier (IHMC/ ENS Ulm).

  • Littératures et musiques dans les relations internationales
    Voir plus

    Littératures et Musiques dans les Relations Internationales Identités, transferts culturels et réception à l’époque contemporaine

    Séminaire d’enseignement et de recherche

    Responsables :

    Anaïs Fléchet, Robert Frank, Marie-Françoise Lévy

    Les séances ont lieu

    le jeudi de 17h à 19h à l’Institut Pierre Renouvin, 1 rue Victor Cousin 75005 Paris, Galerie J.B. Dumas, esc. L, 1er étage, salle F603

    Présentation du Séminaire 2011-2012

    Ouvert aux étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs, ce séminaire propose une réflexion sur la place de la musique et de la littérature dans le processus de mondialisation contemporain, à travers l’étude de la circulation des écrits et des répertoires, de la fabrication des scènes et des marchés artistiques et de la réception des œuvres au-delà des frontières nationales et linguistiques, dans la perspective d’une histoire culturelle des Relations internationales.

    Quatre axes problématiques seront privilégiés : L’étude de la circulation des œuvres et des transferts culturels. Dans ce cadre, on interrogera le rôle des agents culturels (éditeurs, producteurs de disques, libraires, propriétaires de salles, etc.), des réseaux et des passeurs culturels (traducteurs, mélomanes, critiques, etc.).

    La cartographie des espaces où se nouent le contact, les échanges et les relations culturelles, comme les salons du livre et de la traduction, les festivals littéraires et musicaux ou les concours internationaux ou les grandes salles de concert. L’étude des diplomaties et des politiques publiques mises en œuvre par les Etats, les institutions européennes et les organisations internationales dans les sphères littéraires et musicales.

    L’analyse de la place des littératures et des musiques de l’autre dans l’espace public. Comment les œuvres d’ailleurs sont-elles reçues et contribuent-elles à créer de nouvelles identités collectives ?

    Dans cette perspective, nous nous interrogerons sur les visions du monde, les langages, écritures et pratiques de représentations entre fiction et réel, sans oublier la construction des icônes musicales et littéraires. Calendrier

    Jeudi 13 octobre 2011 Anaïs Fléchet, Robert Frank, Marie-Françoise Lévy Littérature et Musique : des sources pour une histoire des relations culturelles internationales au XXe siècle

    Jeudi 3 novembre 2011 Stanislas Jeannesson (Université Paris IV Sorbonne) Les écrivains-diplomates : acteurs ou instruments d’une diplomatie culturelle

    Jeudi 10 novembre 2011 Jean-Sébastien Noël (Centre de recherche sur les cultures littéraires européennes, Université Nancy II) Les métamorphoses d’une mélodie. Circulations musicales et mobilités des compositeurs Juifs ashkénazes au XXe siècle. Europe/Nouveaux Mondes/Israël

    Jeudi 24 novembre, Vendredi 25 novembre, Samedi 26 novembre 2011 Colloque Pour une histoire des Festivals XIXe-XXIe siècles

    Jeudi 8 décembre 2011 Étienne Sauthier (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques, Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine) Marcel Proust au Brésil, assimilation et interprétation identitaire (1919-1933)

    Jeudi 12 janvier 2012 Hervé Serry (Cresppa-CSU, CNRS, Université de Paris 8) L’idée d’Europe dans la stratégie éditoriale des éditions du Seuil : engagement et littérature

    Jeudi 3 février 2012 Talia Bachir (Centre de recherches interdisciplinaires sur l’Allemagne, École des hautes études en sciences sociales) Peut-on écrire une histoire de la world music ? Le problème de l’identité d’une catégorie dans le temps

    Jeudi 24 février 2012 Myriam Chimènes (Institut de recherche sur le patrimoine musical en France, CNRS/BnF/ministère de la Culture) Musique et musiciens étrangers à Paris sous la Troisième République

    Jeudi 8 mars 2012 Ioana Popa (Institut des sciences sociales du politique, CNRS) La Guerre froide au prisme de la circulation internationale des livres : la perspective d’une sociologie de la traduction

    Jeudi 22 mars 2012 (10h-17h) Table ronde : Circulation des œuvres musicales et littéraires. Bilan du séminaire

  • LPCM
    Voir plus

    Le portail de l’Association Internationale des chercheurs en littératures populaires et cultures médiatiques, éditrice de la revue Belphégor, propose des actualités autour de ces thèmes de recherche (séminaires, appels à contributions, conférences, parutions, etc.).

  • PROVENZANO François, Historiographies périphériques. Enjeux et rhétoriques de l’histoire littéraire en francophonie du Nord (Belgique, Suisse romande, Québec),
    Voir plus

    Écrire l’histoire d’une littérature, c’est répondre à certains enjeux sociaux. C’est aussi tenir un discours qui argumente, théorise, périodise, bref c’est utiliser une série de ressources rhétoriques. Ces deux dimensions, propres à toute historiographie littéraire, sont particulièrement intéressantes à observer dans les périphéries francophones, où la précarité institutionnelle de l’objet littéraire lui-même a pu être compensée par un abondant discours d’escorte. Suivre les variations de ce discours, la manière dont il ne cesse de négocier une représentation acceptable de son objet, c’est donc tâcher de mieux comprendre la dynamique même de ces littératures périphériques.

    Centrée sur les ensembles belge, suisse romand et québécois, la présente étude comparatiste laisse ainsi apparaître les lignes de convergence qui dessinent une francophonie littéraire du Nord. Elle propose également une série d’outils et de jalons pour une approche socio-rhétorique de l’historiographie littéraire.

  • Sylvie Ducas : Les prix littéraires : une « exception française »
    Voir plus

    Mediapart - 17 septembre 2013.

  • VIRMAUX Alain et VIRMAUX Odette, Dictionnaire des mouvements artistiques et littéraires 1870-2010. Groupes, courants, pôles, foyers, Paris, Editions du Félin, coll. « Les marches du temps », 2012.
  • « Les tumultes du vingtième siècle. Entretien avec Antoine Compagnon »
    Voir plus

    Lucie Campos, « Les tumultes du vingtième siècle. Entretien avec Antoine Compagnon », La Vie des idées, 28 juillet 2014.

  • « Qu’est-ce qu’une politique de la littérature ? Éléments pour une histoire culturelle des théories de l’engagement »
    Voir plus

    « Qu’est-ce qu’une politique de la littérature ? Éléments pour une histoire culturelle des théories de l’engagement », par Jean-François Hamel, Fabula, juin 2014