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Europe

  • Blaise Wilfert-Portal, "L’histoire culturelle de l’Europe : un point de vue transnational", Proa, revista de antropologia e arte, n°4, volume 1, 2013.
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    Blaise Wilfert-Portal, "L’histoire culturelle de l’Europe : un point de vue transnational", Proa, revista de antropologia e arte, n°4, volume 1, 2013. http://www.revistaproa.com.br/04/?p... http://www.revistaproa.com.br/04/wp...

  • BOURGEOIS Guillaume et YECHE Hélène (dir.), Signes, couleurs et images de l’Europe, PUR, 2011.
  • Center for Historical Culture, Université Erasmus de Rotterdam
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    Le Center for Historical Culture est récent. Créé en 2006 au sein de l’Université Erasmus de Rotterdam, dirigé par Maria Grever, cet organisme qui se veut un forum international. Il s’intéresse à l’histoire culturelle dans le cadre de la mondialisation.

  • Construction européenne, européanisation, Lumières et barbarie
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    Construction européenne, européanisation, Lumières et barbarie Responsable(s)

    Sylvain Kahn et Laurent Martin (CHSP) sylvain.kahn@sciences-po.fr

    Centre d’Histoire de Sciences Po, 1er étage, 56 rue Jacob, 75006 Paris

    Chaque séance se tient un vendredi de 12h30 à 15h00. Elle donnera lieu à un exposé par l’intervenant, suivi d’une discussion introduite par un discutant. Le séminaire est ouvert à tous.

    Le roman européen communautaire s’écrit au nom d’une seule tradition : les Lumières. Il recouvre l’invention d’un processus politique totalement inédit, en rupture avec plusieurs siècles d’histoire des Européens : la supra nationalité. Ce récit et cette invention, fabrique de l’européanisation, recouvrent pourtant une autre tradition, ou un autre type de pratiques culturelles, sociales et politiques historiquement aussi structurantes que celle des Lumières : la barbarie. La barbarie, renvoyée dans un avant, dans une préhistoire de la construction européenne et de l’histoire d’Européens enfin réconciliés avec eux-mêmes. 
 Dans l’histoire de l’idée européenne, le barbare a d’abord été l’autre, l’étranger, celui qui ne maîtrisait ni la langue ni les usages, qui était d’autres mœurs et d’autre contrée. Puis, quand l’idéologie du progrès et de la raison devint dominante, le barbare fut, avec le sauvage, celui qui incarnait le passé de la civilisation, l’état d’une humanité restée proche de l’animalité dont le processus civilisateur avait peu à peu éloigné les peuples européens, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il fut encore l’envers du civilisé, l’ennemi de l’intérieur appartenant aux classes laborieuses et dangereuses ou bien, au contraire, la promesse de régénération d’une civilisation exténuée, décadente. Avec les grandes conflagrations mondiales, les massacres industriels, le suicide de l’Europe, la barbarie fut considérée non comme l’envers mais comme le prolongement de la civilisation, le triomphe de la raison instrumentale, l’achèvement d’un cycle historique.

    Tous ces visages du barbare et de la barbarie sont aujourd’hui co-présents dans les représentations des Européens : le barbare est l’étranger qui cherche à forcer les portes de la forteresse Europe ; le représentant de cultures, de religions, d’ethnies que l’on estime plus ou moins inconsciemment inférieures aux nôtres (pour peu que l’on croie à l’existence de telles entités) ; c’est aussi ce prolétariat nouveau qui gonfle avec la crise et menace le désordre établi, l’agent historique de l’utopie pour certains, d’une contre-utopie pour d’autres ; c’est peut-être enfin l’Européen lui-même, quand il discrimine et maltraite ses minorités à l’intérieur, soutient ou traite avec des dictateurs à l’extérieur, continue d’exercer une domination violente par le biais de multinationales et de faire régner l’ordre néocolonial dans ses poussières d’empire.

    Alors qu’ils inventaient (et inventent) l’intégration européenne, qu’ont fait les Européens de leur héritage barbare ? Le cas échéant, quel rôle cet héritage, soigneusement rangé sur les étagères de l’histoire et de la mémoire, joue-t-il (ou ne joue-t-il pas) dans l’européanisation à l’oeuvre depuis 1945 ? Depuis cette date, l’européanisation se déploie dans le champs des valeurs (droits de l’homme et des minorités), des cultures politiques (intégration des sociétés nationales par la démocratisation) et des politiques publiques (intégration des sociétés nationales par l’Etat providence et les politiques culturelles et éducatives.) L’européanisation s’entreprend également au nom de la prospérité et de la réduction des inégalités (territoriales en particulier) : d’où la mise en place, dès 1950, de politiques publiques communautaires (production de charbon, marché institué, droit de la concurrence, agriculture, commerce extérieur).

    C’est cette tension entre Lumières et Barbarie mais aussi entre barbarie et européanisation que le séminaire voudrait questionner au long des six premières séances de son programme d’étude et de réflexion, orientées selon une perspective historique. Qu’est-ce que c’est que cette « barbarie » qui travaille sourdement le projet européen, quelle est cette part d’ombre qui, autant que les Lumières, est constitutive de l’identité ou de l’esprit de l’Europe ? Comment se manifeste-t-elle dans l’Europe moderne qui découvre un nouveau monde (J.-F. Schaub) ? Dans le travail des gardiens des camps de la Solution finale (E. Mailänder) ? Lors des pogroms de l’après-Seconde Guerre mondiale en Pologne (A. Kichelewski) ? Quelles traces en subsistent après la « guerre civile européenne » (E. Traverso) ? Deux autres séances sont en projet, qui pourraient être consacrées respectivement à l’histoire de la façon dont a été construite la « question Rom » en Europe ; et au concept de barbarie dans le contexte colonial. Programme 2011-2012 09/12/2011 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - L’antisémitisme en Pologne au lendemain de la Shoah L’antisémitisme en Pologne au lendemain de la Shoah, avec Audrey Kichelewski, Université de Varsovie (discutant : Simon Perego, Sciences Po) « Les survivants... En savoir plus 27/01/2012 - 13:00 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - Les Européens à la « découverte du barbare tapi au fond de soi » Les Européens à la « découverte du barbare tapi au fond de soi », avec Jean-Frédéric Schaub, Ehess (discutant : Stéphane Van Damme,... En savoir plus 09/03/2012 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - La cruauté au travail et le travail de la cruauté dans les camps de concentration nazis La cruauté au travail et le travail de la cruauté dans les camps de concentration nazis, avec Elissa Mailänder, Ciera (discutant : Christian Ingrao, Ihtp) Gewalt im... En savoir plus 18/05/2012 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - Les mémoires européennes de la violence du XXe siècle Les mémoires européennes de la violence du XXe siècle, avec Enzo Traverso, Université de Picardie (discutant : Jakob Vogel, Sciences Po) L’histoire comme champ... En savoir plus

  • DUGAST Jacques, La vie culturelle en Europe au tournant des XIXe et XXe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2012 (2001).
  • EL KENZ David et NERARD François-Xavier Nérard, Commémorer les victimes en Europe : XVIe-XXIe siècles, Seyssel, Éditions Champ Vallon, 2011.
  • Institut européen des Itinéraires culturels
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    L’Institut, service public européen, est basé dans le Grand-Duché de Luxembourg depuis sa création en 1997. L’Institut Européen des Itinéraires Culturels et ses partenaires contribuent à la prise de conscience d’une mémoire partagée, d’un sentiment d’appartenance à une communauté européenne. Il faut ainsi traverser les histoires nationales, désigner le patrimoine commun. Aire d’action principale : tourisme culturel. Ce n’est pas de l’histoire, dira-t-on. Et pourtant. Les 29 itinéraires culturels proposés reviennent aux origines de l’Europe.

  • Institut für Europäische Kulturgeschichte (IEK), Université d’Augsburg
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    L’Institut d’histoire culturelle européenne promeut la recherche interdisciplinaire sur l’histoire culturelle européenne en valorisant les sources historiques des bibliothèques et des archives d’Aubourg et de la Souabe. Le site est rudimentaire. Pas de version anglaise.