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Sur la toile

Epistémologie et méthodologie de l’histoire, historiographie

  • Cultures et recherche : vers un moment post-numérique ?
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    Par Panagiota Aganostou et Didier Francfort Consortium Archives des mondes contemporains, 19 janvier 2015.

  • À table ! Alimentation et sciences sociales par Thomas Grillot & Nicolas Larchet
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    La Vie des idées, 27 janvier 2015.

  • ARCANGELI Alessandro. Cultural History : A Concise Introduction. Routledge, 2011.
  • BACKOUCHE Isabelle et DUCLERT Vincent, Maison de l’histoire de France. Enquête critique, Fondation Jean Jaurès, 2012.
  • Construction européenne, européanisation, Lumières et barbarie
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    Construction européenne, européanisation, Lumières et barbarie Responsable(s)

    Sylvain Kahn et Laurent Martin (CHSP) sylvain.kahn@sciences-po.fr

    Centre d’Histoire de Sciences Po, 1er étage, 56 rue Jacob, 75006 Paris

    Chaque séance se tient un vendredi de 12h30 à 15h00. Elle donnera lieu à un exposé par l’intervenant, suivi d’une discussion introduite par un discutant. Le séminaire est ouvert à tous.

    Le roman européen communautaire s’écrit au nom d’une seule tradition : les Lumières. Il recouvre l’invention d’un processus politique totalement inédit, en rupture avec plusieurs siècles d’histoire des Européens : la supra nationalité. Ce récit et cette invention, fabrique de l’européanisation, recouvrent pourtant une autre tradition, ou un autre type de pratiques culturelles, sociales et politiques historiquement aussi structurantes que celle des Lumières : la barbarie. La barbarie, renvoyée dans un avant, dans une préhistoire de la construction européenne et de l’histoire d’Européens enfin réconciliés avec eux-mêmes. 
 Dans l’histoire de l’idée européenne, le barbare a d’abord été l’autre, l’étranger, celui qui ne maîtrisait ni la langue ni les usages, qui était d’autres mœurs et d’autre contrée. Puis, quand l’idéologie du progrès et de la raison devint dominante, le barbare fut, avec le sauvage, celui qui incarnait le passé de la civilisation, l’état d’une humanité restée proche de l’animalité dont le processus civilisateur avait peu à peu éloigné les peuples européens, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il fut encore l’envers du civilisé, l’ennemi de l’intérieur appartenant aux classes laborieuses et dangereuses ou bien, au contraire, la promesse de régénération d’une civilisation exténuée, décadente. Avec les grandes conflagrations mondiales, les massacres industriels, le suicide de l’Europe, la barbarie fut considérée non comme l’envers mais comme le prolongement de la civilisation, le triomphe de la raison instrumentale, l’achèvement d’un cycle historique.

    Tous ces visages du barbare et de la barbarie sont aujourd’hui co-présents dans les représentations des Européens : le barbare est l’étranger qui cherche à forcer les portes de la forteresse Europe ; le représentant de cultures, de religions, d’ethnies que l’on estime plus ou moins inconsciemment inférieures aux nôtres (pour peu que l’on croie à l’existence de telles entités) ; c’est aussi ce prolétariat nouveau qui gonfle avec la crise et menace le désordre établi, l’agent historique de l’utopie pour certains, d’une contre-utopie pour d’autres ; c’est peut-être enfin l’Européen lui-même, quand il discrimine et maltraite ses minorités à l’intérieur, soutient ou traite avec des dictateurs à l’extérieur, continue d’exercer une domination violente par le biais de multinationales et de faire régner l’ordre néocolonial dans ses poussières d’empire.

    Alors qu’ils inventaient (et inventent) l’intégration européenne, qu’ont fait les Européens de leur héritage barbare ? Le cas échéant, quel rôle cet héritage, soigneusement rangé sur les étagères de l’histoire et de la mémoire, joue-t-il (ou ne joue-t-il pas) dans l’européanisation à l’oeuvre depuis 1945 ? Depuis cette date, l’européanisation se déploie dans le champs des valeurs (droits de l’homme et des minorités), des cultures politiques (intégration des sociétés nationales par la démocratisation) et des politiques publiques (intégration des sociétés nationales par l’Etat providence et les politiques culturelles et éducatives.) L’européanisation s’entreprend également au nom de la prospérité et de la réduction des inégalités (territoriales en particulier) : d’où la mise en place, dès 1950, de politiques publiques communautaires (production de charbon, marché institué, droit de la concurrence, agriculture, commerce extérieur).

    C’est cette tension entre Lumières et Barbarie mais aussi entre barbarie et européanisation que le séminaire voudrait questionner au long des six premières séances de son programme d’étude et de réflexion, orientées selon une perspective historique. Qu’est-ce que c’est que cette « barbarie » qui travaille sourdement le projet européen, quelle est cette part d’ombre qui, autant que les Lumières, est constitutive de l’identité ou de l’esprit de l’Europe ? Comment se manifeste-t-elle dans l’Europe moderne qui découvre un nouveau monde (J.-F. Schaub) ? Dans le travail des gardiens des camps de la Solution finale (E. Mailänder) ? Lors des pogroms de l’après-Seconde Guerre mondiale en Pologne (A. Kichelewski) ? Quelles traces en subsistent après la « guerre civile européenne » (E. Traverso) ? Deux autres séances sont en projet, qui pourraient être consacrées respectivement à l’histoire de la façon dont a été construite la « question Rom » en Europe ; et au concept de barbarie dans le contexte colonial. Programme 2011-2012 09/12/2011 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - L’antisémitisme en Pologne au lendemain de la Shoah L’antisémitisme en Pologne au lendemain de la Shoah, avec Audrey Kichelewski, Université de Varsovie (discutant : Simon Perego, Sciences Po) « Les survivants... En savoir plus 27/01/2012 - 13:00 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - Les Européens à la « découverte du barbare tapi au fond de soi » Les Européens à la « découverte du barbare tapi au fond de soi », avec Jean-Frédéric Schaub, Ehess (discutant : Stéphane Van Damme,... En savoir plus 09/03/2012 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - La cruauté au travail et le travail de la cruauté dans les camps de concentration nazis La cruauté au travail et le travail de la cruauté dans les camps de concentration nazis, avec Elissa Mailänder, Ciera (discutant : Christian Ingrao, Ihtp) Gewalt im... En savoir plus 18/05/2012 - 12:30 Séminaires Europe, Lumières, Barbarie - Les mémoires européennes de la violence du XXe siècle Les mémoires européennes de la violence du XXe siècle, avec Enzo Traverso, Université de Picardie (discutant : Jakob Vogel, Sciences Po) L’histoire comme champ... En savoir plus

  • Créer l’histoire
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    Sylvie Aprile ( Irhis) et Dominique Dupart (Alithila)

    Mardi : 17H30-19H30/ salle A4 219

    [Niveau Forum, passer devant bibliothèque Michelet, 2e couloir à droite]

    Les mardi 18 octobre, 15 novembre, 6 décembre, 17 janvier, 7 février, et 3 avril

  • Dix ans d’histoire culturelle, anthologie de l’ADHC
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    L’Association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC) est née en 1999, du constat de la place croissante, en même temps que problématique, de l’histoire culturelle dans l’historiographie contemporaine. Revendiquée par les uns, dénoncée par les autres, cette place méritait l’institution d’un lieu de rencontres où tous ceux qui se reconnaissent dans cette qualification pourraient échanger sur le fond et sur la forme de leur travail. L’association a tenu son premier congrès en 2000. Au terme d’une décennie et plus d’activité, il était temps de tirer le bilan et, comme il se doit, de tracer de nouvelles perspectives. Cette anthologie des conférences et tables rondes organisées dans le cadre du congrès annuel de l’association propose un panorama unique en son genre des propositions avancées par l’histoire culturelle en France et, dans une moindre mesure, à l’étranger depuis dix ans. Regroupés en sections thématiques (définitions et frontières, objets, regards et transferts, débats), ces textes rédigés par d’éminents spécialistes venus de divers horizons (historiens, sociologues, philosophes, historiens de l’art ou de la littérature) donnent à voir à la fois la permanence de certains questionnements et leur renouvellement.

    Sommaire Introduction générale Du bon usage d’une association par Pascal Ory

    Chapitre I. Définitions et frontières Introduction par Loïc Vadelorge

    Quelle identité pour l’histoire culturelle ? par Jean-François Sirinelli

    Qu’est-ce que la médiologie ? Questions à Régis Debray

    Histoire littéraire / Histoire culturelle. Matériaux pour un dialogue par Paul Aron

    Du culturel dans le social par Christian Chevandier

    Les frontières (et leurs perméabilités) entre l’histoire culturelle et l’histoire des médias par Anne-Claude Ambroise Rendu

    Chapitre II. Objets Introduction par Sylvain Venayre

    Les sens internes et leurs repères anciens par Georges Vigarello

    Vers une histoire des couleurs : possibilités et limites par Michel Pastoureau

    Pour une histoire de la sensibilité au temps qu’il fait par Alain Corbin .

    De la lecture des archives de police du XVIIIe siècle à la construction d’objets pour l’histoire par Arlette Farge

    Histoire : l’hypothèse du masculin par André Rauch

    Une maison romantique : le Nohant de George Sand par Michelle Perrot

    Chapitre III. Regards et transferts Introduction par Laurent Martin

    La contrebande disciplinaire par Denis Saint-Jacques

    La ligne Paris-Londres des Cultural Studies : une voie à sens unique ? par Erik Neveu

    Regards britanniques sur l’histoire culturelle française par Michael Kelly

    Peut-on écrire une histoire de la culture européenne à l’époque contemporaine ? par Christophe Charle

    Sous la culture coloniale, l’histoire ? par Emmanuelle Sibeud

    L’histoire coloniale aujourd’hui : une histoire culturelle ? par Isabelle Surun

    Quinze ans après par Mario Isnenghi

    Conflits historiographiques et patrimoines mémoriels. Autour des Luoghi della memoria et de L’Italie par elle-même, dirigés par Mario Isnenghi par Manuela Martini

    Lieux de mémoire, Erinnerungsorte par Étienne François

    Bilan et pistes pour une histoire culturelle mondiale par Chloé Maurel

    Observations sur l’enseignement de l’histoire culturelle dans le paysage universitaire de l’Europe de l’Est par Svetla Moussakova

    L’histoire culturelle face au « tournant transnational » par Ludovic Tournès

    Chapitre IV. Débats Introduction par Pascale Goetschel

    Autour de la sociologie de la culture. Table ronde avec Olivier Donnat, Laurent Jeanpierre, Éric Maigret, animée par Laurent Martin

    « Culture populaire », « culture de masse » : une définition ou un préalable ? par Pascal Ory

    Télévision et culture de masse par Évelyne Cohen

    Conclusion générale par Jean-Yves Mollier

    Annexe. Présentation de l’ADHC par Laurent Martin Liste des auteurs

  • DUCANGE Jean-Numa, La Révolution française et la social-démocratie. Transmissions et usages politiques de l’histoire en Allemagne et Autriche, 1889-1934, Rennes, PUR, 2012.
  • E. P. Thompson, une vie de combat par François Jarrige
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    La Vie des idées, 6 janvier 2015.

  • Figures contemporaines de l’épistémologie de l’histoire
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    « La philosophie : une ressource pour faire de l’histoire ? » (2ème année)

    Nous poursuivons notre interrogation sur l’opération historiographique commencée dans ce séminaire depuis la fin des années 90 lorsque nous avons revisité l’œuvre de Michel de Certeau. Après avoir mis la notion de temps présent à l’épreuve du passé et avoir interrogé le métier d’historien aujourd’hui en regard de la réflexion de Marc Bloch, nous nous proposons de poursuivre notre exploration de la nouvelle réflexivité historienne. Sur fond de l’effritement, au cours de la période récente, de la méfiance historienne traditionnelle à l’encontre de la théorie, il s’agit de contribuer à mieux prendre la mesure de la fécondité, pour l’écriture de l’histoire, de la réconciliation et du nouveau dialogue en cours entre philosophie et histoire. C’est dans cette perspective que nous interrogerons cette année un certain nombre d’usages historiens de la philosophie.

  • GENET Jean-Philippe et ZORZI Andrea, Les historiens et l’informatique. Un métier à réinventer, Rome : École Française de Rome, 2011.
  • Journée de l’histoire - Sciences Po
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    La première édition de la Journée de l’histoire, organisée par le département d’histoire de Sciences Po, avec le concours notamment de la Direction des études et de la scolarité et du Centre d’histoire de Sciences Po, aura pour thème « La République ».

  • L’historien marche en boitant par Stéphane Dufoix, Entretien avec Carlo Ginzburg
  • Maurice Agulhon par Peter McPhee
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    Maurice Agulhon par Peter McPhee dans French Historians, 2010.

  • MILLIOT Vincent, MINARD Philippe et PORRET Michel (éd.), La grande chevauchée. Faire de l’histoire avec Daniel Roche., Droz, 2011.
  • OFFENSTADT Nicoals, L’historiographie, PUF, 2011.
  • PROVENZANO François, Historiographies périphériques. Enjeux et rhétoriques de l’histoire littéraire en francophonie du Nord (Belgique, Suisse romande, Québec),
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    Écrire l’histoire d’une littérature, c’est répondre à certains enjeux sociaux. C’est aussi tenir un discours qui argumente, théorise, périodise, bref c’est utiliser une série de ressources rhétoriques. Ces deux dimensions, propres à toute historiographie littéraire, sont particulièrement intéressantes à observer dans les périphéries francophones, où la précarité institutionnelle de l’objet littéraire lui-même a pu être compensée par un abondant discours d’escorte. Suivre les variations de ce discours, la manière dont il ne cesse de négocier une représentation acceptable de son objet, c’est donc tâcher de mieux comprendre la dynamique même de ces littératures périphériques.

    Centrée sur les ensembles belge, suisse romand et québécois, la présente étude comparatiste laisse ainsi apparaître les lignes de convergence qui dessinent une francophonie littéraire du Nord. Elle propose également une série d’outils et de jalons pour une approche socio-rhétorique de l’historiographie littéraire.

  • SIRINELLI Jean-François, L’Histoire est-elle encore française ?, Cnrs Editions, 2011.
  • WALTON Charles (Ed.), Into Print. Limits and Legacies of the Enlightenment ; Essays in Honor of Robert Darnton, PSU Press, 2011.