L’Association pour le Développement de l’Histoire
Culturelle est née, en 1999, du constat de la place croissante, en même temps
que problématique, de l’histoire culturelle dans l’historiographie
contemporaine. Revendiquée pour les uns, dénoncée par les autres - parfois les
mêmes - cette place méritait l’institution d’un lieu de rencontres où tous ceux
qui se reconnaissent dans cette qualification pourraient échanger sur le fond
et sur la forme de leur travail. Aux termes de ses statuts, l’ADHC entend tout d’abord
contribuer à l’avancement du travail de conceptualisation du champ. Aux côtés
des historiens, nombreux sont les anthropologues, les sociologues, les
historiens des arts, les civilisationnistes, les chercheurs en cultural
studies qui paraissent converger vers le terrain de l’histoire culturelle.
Il s’agit dès lors de s’interroger sur l’identité de celle-ci, sur les emprunts
ou les chemins de traverse des uns et des autres, le tout dans une perspective,
en termes géographiques, résolument comparative. L’ADHC entend aussi faire œuvre de communication. Les
chantiers de l’histoire culturelle sont aujourd’hui trop nombreux pour que
chaque spécialiste puisse maîtriser l’ensemble de l’information disponible. Le
but de l’association est donc d’aider à cette maîtrise, en tenant à jour le
calendrier des colloques, journées d’études et séminaires dans le champ, ainsi
qu’en diffusant chaque année une sélection de résumés de thèses. L’ADHC a volontairement limité son domaine de compétences
à la période s’étendant des Lumières à nos jours. Loin d’ignorer les
contributions pionnières des antiquistes, médiévistes et modernistes, ce choix
vise à cerner davantage la spécificité de l’histoire culturelle du
contemporain.
Pourquoi l’ADHC?




